Ayant toujours tenu des journaux de toutes sortes, que j'appelle des journaux de bord, ce nouvel exercice m'a tout de suite donné envie, je dis tout de suite, mais cela existe depuis assez longtemps, et je ne le savais pas ! Ayant plus de temps ces dernières années, j'ai multiplié à l'envi la tenue de carnets thématiques : carnets des musées et expos, carnet des oiseaux (observation de oiseaux sauvages que je nourris), carnet des rêves que je fais, carnet des films et docus que je vois, des livres que je lis, et je dois en oublier, plus un carnet plus fourre-tout, un Leuchtturm justement, à mi-chemin entre le bullet journal et le carnet de bord, mais sans contrainte quotidienne... J'ai toujours eu besoin de noter des tas de trucs. Celui-ci est encore autre chose : il faut vraiment aller à l'essentiel, résumer une journée, savoir qu'on le relira, qu'on comparera, et donc réaliser une photographie de la journée, qui ne sera ni exhaustive, ni détaillée, où on ne se perdra pas (trop) en états d'âmes. Qu'est-ce qui a compté aujourd'hui ? De quoi est-ce que je veux me souvenir ? Qu'est-ce qui vaut d'être comparé à une journée dans 3 ou 4 ans et qui témoigne de ce que je vis et je suis ce jour ? Je me suis fixé quelques règles : je note l'heure où j'écris, et les températures minimum et maximum de chaque jour (un bon truc à comparer, cela !). Si je n'écris pas un jour donné, j'ai le droit d'utiliser l'espace le jour suivant, avec un code couleur bien visible indiquant que c'est la suite de telle journée (quand on est bavarde, tous les stratagèmes sont bons, mais pour le moment, j'ai écris tous les jours). Il me semble qu'il manque des pages libres, permettant de réaliser un petit bilan (bilan et projets), par exemple trimestriel ou semestriel. De facto, je le ferai en glissant ces pages dans le soufflet à la fin du cahier, sans lequel un Leuchtturm n'est pas un Leuchtturm. Pour finir, c'est un carnet que je conseillerais à tout âge, pour garder ce lien avec l'écriture manuscrite, avec le sens du temps, et des traces qu'on veut aussi laisser. • Il est possible de verser ses carnets personnels aux archives, il existe aussi une association nationale qui les collecte, cela sert à des sociologues, et les descendants de la personne y ont aussi accès.