???? Chronique d’un poulet gonflé à bloc (mais pas longtemps) Soyons clairs : ce costume de poulet est censé convenir aux hommes comme aux femmes. Pourtant, s’il fait son petit effet sur mon neveu de 12 ans (qui, lui, assume fièrement son plumage), j’ai du mal à m’imaginer dedans… et son père encore plus. Il faut dire que je ne suis pas vraiment adepte de la danse des canards ???? ni de la procession de la chenille ????. J’essaie de préserver le peu de dignité qu’il me reste ????. Mais trêve de confidences, parlons produit. Première surprise : aucune notice, pas même une photo explicative. Bon, d’accord, ça évite les traductions approximatives… mais un petit schéma n’aurait pas été de trop. Une fois la “porte d’entrée” repérée, le neveu glissé à l’intérieur, et le boîtier externe alimenté (piles non fournies, mais une batterie USB fait l’affaire), place au gonflage. Et là… le hic. Trente secondes de soufflerie plus tard, le poulet prend forme… pour mieux se dégonfler dans la foulée. Et on recommence. Et encore. De quoi envisager une reconversion : gonfleur de poulets intermittent. Avec un peu d’entraînement, on peut peut-être gérer deux volailles en parallèle. Pas mal, non ? Côté qualité, on sent que le plumage est fragile. Un accroc, et c’est la déplumade. À réserver à une soirée en intérieur, et encore… évitez les coins de table et les enfants trop enthousiastes. Mais rendons à César ce qui est au poulet : il est drôle. Vraiment. Dommage que le marketing vienne plomber l’ambiance avec ses sempiternels prix en “,99” et son refrain usé jusqu’à la moelle : “Viens poupoule, viens poupoule viens…” Eh bien non. Le poulet en a marre d’être pris pour un pigeon. Le pigeon, lui, a fondé le CÉPNA (Comité pour l’Émancipation des Prix Non Arrondis) et, d’un battement d’aile indigné, il brandit un carton rouge. Une étoile en moins pour ce tarif de poulet de Bresse qui manque cruellement d’air. Mon commentaire, mes règles.