I recital dell'Ambassador Auditorium, Pasadena, Cali

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Beauty Case

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Scritto da: Denis Urval
Arrau, live: la vie en beau
Cet album du label First hand records ne fait pas que nous permettre d’entendre Claudio Arrau en concert à l’Ambassador Auditorium, Pasadena, Californie, dans une phase tardive de sa carrière; il nous donne accès à trois récitals complets du pianiste chilien, avec une prise de son des plus correctes et un public qui sait se faire oublier : le premier (13 février 1977) est consacré à trois sonates : Beethoven, 30ème sonate op. 109 ; Liszt, sonate en si mineur ; Brahms, 3ème sonate op. 5. Le second (10 février 1981) commence avec la 13ème sonate op. 27 n°1 « quasi una fantasia » de Beethoven pour s’achever avec la fantaisie « quasi una sonata » de Liszt (Après une lecture de Dante) -ça, c’est une idée de programme ! ; il inclut les Etudes symphoniques de Schumann (avec les variations posthumes), les Estampes de Debussy, et la Fantaisie de Chopin. Le dernier (18 février 1986) réunit quatre sonates de Beethoven : la septième (op. 10 n°3), l’Appassionata, les Adieux et l’Aurore (la Waldstein). On a déjà pu se convaincre (avec un premier concerto de Brahms avec Kubelik chez Orfeo, et un récital tout Beethoven chez Ica Classics – Stockholm 1960) que malgré la qualité des enregistrements d’Arrau pour le disque, les prises de concert avaient un intérêt qui leur est propre. Ampleur et beauté constante de la sonorité, grande manière du geste, bien sûr, mais aussi exaltation intérieure, résolution et générosité sans limite de l’interprète. Si les détracteurs du pianiste (il y en a) voient en lui l’incarnation du juste milieu et du confort bourgeois, ces concerts avec leurs petits aléas leur donnent tort : l’expérience est immense, mais la passion est perceptible et elle demeure intacte. La réussite est-elle toujours égale, non sans doute. Dans Debussy, on peut discuter le tempo de base allant de Pagodes mais pas les jeux de couleur qu’Arrau y déploie, ni le caractère de la Soirée dans Grenade qui rappelle quel interprète d’Albéniz il a pu être. Peut-être Schumann n’est pas le compositeur avec lequel Arrau avait le plus d’affinités, mais le grand piano des Etudes symphoniques en impose. La Fantaisie de Chopin, elle, ne se discute pas. A la fin, on est debout. Parmi les moments les plus fous : la sonate « après une lecture du Dante », exceptionnelle de grandeur et d’engagement, où la filiation Liszt-Krause-Arrau est à son plus évident. Pour la sonate en si mineur, ce serait erroné à mon avis de dire que c’est encore mieux que le disque de 1970 pour Philips : mais, plus vive plus d’une fois, cette version offre une alternative des plus captivantes, en particulier par sa cohérence infaillible et sa mise en valeur difficile à égaler des épisodes les plus lyriques, les plus gracieux, ceux où Gretchen l’emporte sur Faust et Mephisto. Aucun amoureux de l’œuvre ni du jeu d’Arrau, malgré la version chez Philips, ne voudra se passer de la 3ème sonate de Brahms, des aigus du second mouvement, du climat du 4ème mouvement (Rückblick) où le destin gronde dans les basses. Et Beethoven ? On est heureux d’entendre Arrau dans la Sonate quasi una fantasia, une des expressions les plus désarmantes et les plus directes du génie de son auteur. Si elle est moins souveraine que celle de Stockholm, l’Appassionata est tout autant passionnante de bout en bout, et ce jusqu’à l’implacable coda du Finale. Si le pianiste reste plus plasticien que poète dans les Adieux, la sonate Waldststein est comme un résumé de son art, d’une délicatesse et d’une variété infinies : dès les premiers aigus dans le premier mouvement, touches de couleur magiques, jusqu’à un rondo final qui alterne au mieux couleurs de la cité céleste et moments de bravoure. A quoi bon poursuivre ? La parution de l’année côté riches heures de l'histoire du ????, sans doute.

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